Joues de porc à l’orange & au miel

Ingrédients pour 2 personnes dont un gourmand ! 

400g de joues de porc

1 orange bio

1 belle cuillère à dessert de miel

1 belle cuillère à moka de moutarde forte

1 cuillère à moka de ras el hanout

huile d’olive, poivre

Préparation

La veille mettre la viande  à mariner en délayant le jus de l’orange, en réservant le zeste pour l’utiliser ensuite; ajouter la moutarde, le miel, les épices. Couvrir, et réserver au frigo. 

Au moment de préparer le plat, égoutter la viande en réservant la marinade. Dans une sauteuse ou une cocotte en fonte huilée faire revenir les joues. Mettre ensuite la marinade, couvrir et laisser cuire à feu doux environ une heure à une heure trente en surveillant pour ajouter un peu d’eau ou de bouillon de légumes si besoin. 

Disposer dans le pot de service après avoir parsemer des zestes de l’orange, ici çà n’a pas été fait ! il est parti au compost avant que je ne réagisse !  

J’ai servi ce plat avec un écrasé de pommes de terre ou de panais au choix.  

Je me suis inspirée d’une recette du blog «  les filles à table »

Visite de l’hotel de la marine

Profitant de notre séjour à Paris nous avons visité l’hôtel de la marine, il y a deux choix possibles, le nôtre s’est porté sur les appartements des intendants. Vous pénétrez dans celui-ci par une cour depuis la rue Royale, le « plafond » de celle-ci

Un peu d’histoire prise sur le site officiel de l’hotel :

C’est en 1765 que l’on décide d’installer le Garde-Meuble royal, institution en charge du mobilier du roi, dans le palais le plus à l’est (entre l’actuelle rue Royale et  la rue Saint-Florentin), le futur Hôtel de la Marine. Censé, dans un premier temps, n’occuper qu’une partie du bâtiment, le Garde-Meuble finit par investir l’entièreté du lieu en 1767.
Pierre-Elisabeth de Fontanieu, intendant à la tête du Garde-Meuble, en profite pour faire aménager l’Hôtel pour répondre pleinement aux besoins de son administration : lieux de stockage, ateliers, appartements de fonction, galeries d’exposition, lieu de vie également avec sa chapelle, celle-ci à priori n’existe plus ou n’est pas visible …

Durant près de vingt-cinq ans, le Garde-Meuble et son intendant, Pierre-Elisabeth de Fontanieu puis Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray, vont occuper le palais.

À la tête du Garde-Meuble royal, on trouve un intendant. Officier de la Maison du Roi, il est logé sur place, dans des appartements luxueux, représentatifs de sa fonction.

Aménagés dès 1765 par Pierre Elisabeth de Fontanieu, les appartements de l’intendant sont remodelés à partir de 1786 par Marc-Antoine Thierry de Ville d’Avray. Ils sont un exemple de l’appartement idéal, tel qu’il était perçu à la fin du siècle des Lumières, disposant a minima d’une antichambre, d’une chambre et d’un cabinet.

Les appartements de l’intendant sont situés à l’est, au premier étage, « l’étage noble », donnant actuellement sur la place de la Concorde et la rue Saint-Florentin.
Transformés au fil de années en fonction des occupants des lieux, ils comprennent aujourd’hui : 

  • Au nord, les appartements de Thierry de Ville d’Avray : une antichambre là seul le parquet d’époque est d’un dessin bien particulier et remarquable
  • et lieu de travail pour son secrétaire
  • , une chambre, le cabinet d’audience où il était difficile  de faire des photos, pas moins de 5 bureaux différents, faisait la pièce trop surchargée tout comme le cabinet des bains. 

● Au sud, la chambre de Madame Thierry de Ville d’Avray. 

● Les deux appartements sont reliés entre eux par les pièces de réception : salle à manger.

Là, le salon avec des tentures pour créer une ambiance feutrée et plusieurs tables de jeux.

  • Sur cour, la chambre de Pierre Elisabeth de Fontanieu ainsi que le cabinet des glaces et le cabinet doré installés par l’intendant, là pas de photos non plus.
  • Pour terminer une pièce où trône le bureau sur le lequel a été signé le décret de l’abolition de l’esclavage
  •  

Gombo de poulet

Ingrédients pour 4 personnes

1 belle saucisse de Montbeliard

300g de blancs de poulet pour moi des aiguillettes

1 poivron vert, pour moi rouge car les verts n’étaient pas beaux

1 tige de céleri ou de livéche (je n’avais pas)

1 oignon

1 belle gousse d’ail

1 cuillère bombée d’épices de cajun

eau

90g de riz

Préparation

Découper en rondelles assez épaisses votre saucisse après avoir ôté la peau. La mettre à revenir dans une cocotte en fonte huilée durant environ 3 minutes, réserver et la remplacer par le poulet détailler en cubes si votre volailler ne vous l’a pas fait. Laver, essuyer et détailler le poivron, l’oignon, l’ail et le céleri si vous avez la chance d’en avoir. Mettre le tout dans la cocotte avec la saucisse mise de côté, les épices. Couvrir à peine d’eau et laisser mijoter à feu très doux pendant 45 minutes au minimum. 

Par ailleurs faire cuire du riz, pour se faire j’ai prélevé du bouillon de mon plat. 

Servir bien chaud. 

Un plat qui se réchauffe donc je l’ai fait pour deux repas. 

Anne du blog papillesetpupilles fait un roux pour donner du velouté à son plat mais moi je ne fais pas. 

Trouvé sur le net en cherchant une recette

Les principes et valeurs affirmés dans le cadre des révolutions anglo-saxonnes et de la Révolution française aboutissent à un vif débat sur l’existence du système de la traite et de l’esclavage. Progressivement, ce débat amène à une prise de conscience de la nécessité d’interdire le trafic marchand d’êtres humains et d’affirmer la liberté de tous les individus, quelque soit leur couleur de peau.

1. Le débat sur la traite et sur l’esclavage devient central à partir du 18e siècle

Même si l’esclavage et la traite sont très liés, il convient de distinguer le sens précis des deux termes car leurs interdictions sont chronologiquement différentes.

L’esclavage est un principe fixant à un individu la condition sociale d’esclave. Celui-ci ne bénéficie donc d’aucun droit, ni de liberté. C’est également un système socio-économique qui repose sur l’exploitation du travail de ces personnes.

Ce système induit donc la traite, c’est-à-dire le trafic marchand des esclaves. Ce trafic est lui aussi générateur de richesses, par la vente et l’achat d’esclaves.

a. Le débat au Royaume-Uni et aux États-Unis

L’Angleterre libérale est le fer de lance de la lutte, d’abord contre la traite puis contre l’esclavage. Elle joue un rôle moteur dans l’abolitionnisme à partir des années 1780. L’abolitionnisme est un courant de pensée qui milite en faveur de l’interdiction de la traite et de l’esclavage. Le courant radical prône l’abolition de l’esclavage mais il existe un courant modéré qui propose d’abolir dans un premier temps la traite pour parvenir ensuite à l’interdiction de l’esclavage.

En 1787 est créée à Londres l’Abolition Society qui fait campagne pour la fin du commerce d’esclaves entre l’ouest africain et les territoires américains dominés par les britanniques. Cette société est menée par des leaders charismatiques comme l’avocat Granville Sharp ou le parlementaire William Wilberforce. Les nombreux meetings et débats organisés par cette association dans lesquels ils donnent la parole à d’anciens esclaves permet à l’opinion publique de prendre conscience de l’inhumanité de ce système.

Le débat existe également aux États-Unis où les grandes plantations coloniales fonctionnent sur le système esclavagiste. Lorsque la guerre d’indépendance éclate à partir de 1775, les Britanniques promettent la liberté aux Noirs s’engageant dans l’armée loyaliste. Cette position alimente les débats chez les Américains. George Washington, chef d’état-major de l’armée continentale, autorise, après l’avoir interdit, l’engagement des Noirs libres, puis des esclaves. À partir des années 1780, il milite contre le maintien de l’esclavage et souhaite son abolition progressive « par degrés, de manière lente, sûre et imperceptible », comme il l’écrit à son ami La Fayette en 1786.

b. En France

Le débat en France existe bien avant la Révolution française. Le mouvement des Lumières prône la défense des droits naturels de l’homme, les droits de propriété, de liberté, d’égalité devant la loi, mais aussi le droit au bonheur pour tous les êtres humains et la nécessité de résister à l’oppression.

En 1766, L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert consacre un article à la traite en signalant que la réduction de l’esclavage « est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles et tous les droits de la nature humaine ». Le discours est violent puisque l’article se termine sur l’idée qu’il serait préférable « que les colonies européennes soient donc détruites, que de faire tant de malheureux ».

La Révolution va faire de la France le premier pays à prendre une position très tranchée sur ce douloureux sujet. Une révolte de 50 000 esclaves menés par Toussaint Louverture en 1791 sur l’île de Saint-Domingue accélère le débat parmi les révolutionnaires. Ce débat aboutit le 4 février 1794, pour la première fois dans l’Histoire, à la proclamation par la Convention nationale de l’abolition de l’esclavage, près de quatre ans après l’adoption par l’Assemblée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (voir fiche : Le 4 août, symbole de la Révolution ?). Cependant, cette première loi dure peu puisque l’abolition fut révoquée en 1802 par Bonaparte. Le processus qui va mener aux lois interdisant la traite et l’esclavage va encore être long.

2. Des interdictions progressives, fruits d’un long processus

a. Abolir la traite pour faire disparaître l’esclavage

La position généralement tenue est de parvenir à l’interdiction de la traite pour que l’esclavage disparaisse de lui-même. C’est ainsi le cas en Angleterre où en 1807, grâce à l’Abolition Society, est votée une loi pour l’interdiction du trafic marchand d’esclaves. Les campagnes abolitionnistes se poursuivent et permettent d’obtenir du Congrès de Vienne, en 1815 l’interdiction internationale de ce trafic. Le pape Grégoire XVI, sous la pression des Britanniques condamne également le système en 1839.

Cette conception de voir bientôt disparaitre l’esclavage par une législation interdisant la traite n’aboutit à aucun résultat en Angleterre, ni en France où la traite est interdite en 1831. Les lois ont pour conséquence d’accroître les trafics illégaux car la demande demeure forte dans les colonies. Celles-ci, par peur de manquer d’esclaves, recourent aux circuits clandestins. L’instauration d’un système de surveillance et de contrôle des navires, le droit de visite, ne changent pas la situation.

b. La nécessité d’abolir l’esclavage devient une priorité

On se rend rapidement compte que pour faire disparaître la traite, il convient, avant tout, d’abolir l’esclavage. Le mouvement abolitionniste se concentre dès lors sur cet objectif en Angleterre. Cette abolition intervient en 1833 au Royaume-Uni.

En France, il faut attendre la IIe République et le décret du 4 mars 1848 pour que soit créée une commission d’abolition de l’esclavage. Celui qui va conduire l’abolition effective est Victor Schoelcher, représentant du peuple de la Guadeloupe et de la Martinique et nommé sous-secrétaire d’État en 1848. Cette abolition est décidée le 27 avril 1848. 250 000 esclaves noirs ou métis aux Antilles, à la Réunion, soit 60% de la population de ces deux territoires, ou encore au Sénégal deviennent donc citoyens.

Aux États-Unis, la situation est plus difficile et le refus des États du Sud d’abolir conduit à une guerre civile avec les États du Nord en 1861. Il faut attendre la fin de cette guerre, en 1865, pour que l’abolition soit votée.

c. Une persistance de la traite et de l’esclavage à certains endroits

Malgré les lois prises en Europe puis aux États-Unis, la traite subsiste dans l’Océan Indien entre l’Afrique et les pays arabes et dans l’Atlantique Sud avec une traite clandestine que pratiquent les Brésiliens à partir des côtes du sud-ouest de l’Afrique et en particulier de l’Angola.

PS :

j’ai aussi cherché sans succès dans quel village à quelques kilomètres de l’église de Ronchamp il y a un monument qui glorifie la fin de l’esclavagisme, si vous le savez merci de me l’indiquer, j’en serais heureuse !